jeudi 15 janvier 2009

GOURMETTE

  Cela fait un petit moment qu'on sent bien que le petit bracelet en argent que l'on reçoit pour sa communion est en train de devenir l'incontournable accessoire du poignet masculin ou féminin.
  On fonce alors vider ses vieux tiroirs pour retrouver la perle rare mais en vain. Il faut alors chercher sur internet si des vieux profs d'histoire géo n'ont pas mis la leur en vente, le problème c'est qu'on risque de se retrouver avec le prénom Jean-Pierre à même la peau et c'est forcément désagréable.
  Alors soit on a de la chance et on trouve une gourmette vierge à sa taille, soit on opte pour sa version destructurée chez Martin Margiela ou pour sa version chic chez Ugo Cacciatori.  




mercredi 14 janvier 2009

ARTIST BEACH TOWELS

  C'est un peu toujours pareil, on a envie de voir la neige sous le soleil et le soleil sous la neige. Alors vers mi-janvier, on a une envie systématique d'enfoncer ses orteils dans du sable chaud et d'entendre des chansons de marchands de beignets, surtout quand on voit la dernière trouvaille de WOW (Works on Whatever). 
  Cette société produit des objets de tous les jours en collaboration avec des artistes renommés dans le but de récolter des fonds pour promouvoir l'art contemporain. 
  Leur dernière trouvaille : faire faire des serviettes de bain à des artistes comme Raymond Pettibon, Jeff Koons ou Julian Schnabel. Grâce à WOW, il est maintenant possible pour 50 dollars d'avoir autre chose qu'un orque ou une voiture de sport sur le dos et ça c'est bien.

mardi 13 janvier 2009

MAN VS WILD

  Si on se retrouve un jour échoué sur une île déserte, ce n'est pas dans ses cours de bio du collège qu'il faudra aller piocher pour tenter de survivre mais bien dans les souvenirs qu'on aura de l'émission "Seul face à la nature".
  Bear Grylls, le présentateur de cette émission, est un jeune aventurier confirmé puisqu'il a gravi l'Everest à l'âge de 21 ans (Guinness World Record) et faisait partie des Forces Spéciales Britanniques. Ne bénéficiant d'aucune aide de la part de l'équipe de production pendant le tournage, cet anglais est placé volontairement dans des milieux hostiles et fait appel à toutes ses connaissances en matière de survie.
  Jusqu'ici, on était loin de savoir qu'il fallait éventrer un dromadaire pendant une tempête de sable, boire son urine en cas de déshydratation avancée ou même utiliser des plantes pour empoisonner des poissons et pouvoir s'en nourrir.
  Ici l'épisode de l'île déserte 1, 2, 3.


vendredi 9 janvier 2009

THE END OF NERD'S REVENGE

  Depuis la sortie du cultissime "Napoleon Dynamite" en 2004, on assiste à une méchante revanche du nerd. Oui, le petit boutonneux caché depuis toujours derrière son écran, est maintenant sur le devant de la scène et peut-être même un peu trop. Le magazine "Amusement", qui en est à son troisième numéro, surfe sur cette tendance et ne va pas tarder à se lasser. 
  Hélas pour lui, le nerd est victime de son succès. L'impopularité qui faisait son charme a laissé place à une gloire absolue qui lui offre du coup une position de non-sens. En clair, il est impossible d'apprécier un "winner" qu'on a aimé pour sa "loose".
  C'est pour cette simple et bonne raison que nous nous sommes retrouvés récemment en train de nous prosterner devant le héros de la série Mad Men. On a envie de se remettre à rêver et de reprendre exemple sur l'impossible. Jon Hamm joue ici le rôle de Don Draper, sorte de gourou de la publicité américaine des sixties qui impose sur chaque plan une classe insupportable. La perfection de son style et cette assurance de Superman lui ont valu récemment d'être élu "homme de l'année" par GQ. 
  En tous cas, il reste encore de belles pages devant la vie d'Amusement, surtout s'ils continuent de travailler avec des gens comme Jean-Yves Lemoigne, photographe responsable de la plus belle photo du mois, savant mélange de réalisme et de virtuel.

jeudi 8 janvier 2009

TIPS IN PARIS 1 : DA CARMINE

  Après un concert mouvementé dans une salle de Pigalle, on a besoin de se restaurer avec quelque chose de simple, quelque chose qui ne demande aucune réflexion à notre estomac qui réclame une valeur sûre, bref quelque chose qui nous fait voyager et oublier la tristesse qu'on a vue dans les yeux d'un gérant de sexshop au bord de la faillite. On se dirige alors à la Pizzeria Da Carmine au 61 rue des Martyrs qui, soyons franc, est un concentré du mauvais goût italien cloîtré dans moins de 50 m2. Mais c'est dans un milieu hostile que l'on touche le plus souvent à l'extase. On avale alors un infect gobelet de Kir et on refuse de jeter un coup d'oeil à la carte car il n' y a qu'une chose à faire ici : commander la spécialité, la Da Carmine.
  La pizza atterrit sur la table et on a l'impression d'être un gamin qui assiste à un feu d'artifice un soir d'été. Des tonnes d'ingrédients se bousculent pour se marier parfaitement sur nos papilles. Le temps passe, on avance à la lampe frontale et de nouveaux ingrédients appellent de nouvelles sensations qui nous font bien comprendre qu'on est en train de goûter la meilleure pizza à mille kilomètres à la ronde. Après un long combat, il ne reste plus qu'à laisser un billet de vingt euros sur la table et à ne surtout pas toucher au digestif à l'amande qui pourrait nous empêcher de rouler jusqu'au métro le plus proche.






mercredi 7 janvier 2009

OUR LEGACY

  Quand on veut avoir l'air d'un Oxford boy de l'upper-class qui aime jeter des regards hautains après avoir flâné dans des bibliothèques étroites et des caves à cigares sans fumée et qui apprécie les fins de cigarettes du bord des lèvres ainsi que les lunettes en corne sur le nez, on se doit de s'habiller chez Our Legacy.
  Cette marque suédoise de prêt à porter développe depuis sa fondation en 2005, des classiques travaillés avec soin dans les meilleurs matériaux. La force d'Our Legacy réside dans la sophistication de leurs pièces qui arrivent à rester malgré tout "casual" et surtout, portables par tout le monde.
  Après avoir fait sensation avec leur collection 2008 "Swing of pendulum", les deux designers viennent de créer une petite série de trente vélos pour gentleman. Un vélo bleu à pignon fixe appelé "Midnight Messenger" avec des poignées en cuir et un plateau avec des pédales en argent, bref le transport idéal pour aller de la bibliothèque au marchand de cigares. 






mardi 6 janvier 2009

PIERRE VANNI AUTO-INTERVIEW

  Quand on a grandi pendant l'explosion des images interactives et tridimentionelles et qu'on a vu mourir la console Saturn le jour où elle a sorti son jeu Virtua Fighter au prix de 3299 francs, il y a beaucoup de chances que l'on aime le travail de Pierre Vanni. Ce designer toulousain qui a été publié dans des ouvrages comme "Tactile", "Graphic Spaces" ou plus récemment "Stereo Graphics" est le premier à se frotter à l'auto-interview (pour la lire, il suffit de cliquer sur l'image juste en dessous).  


Archimedes
Affiche "Les Siestes Electroniques" au Japon.
Poster pour une prochaine couverture du NY Time Style shooté par Mitch Feinberg.
No Kiss With Gloss "Palm Beach" first EP
Affiche "We Love In Cité".